Jeanne raconte la soirée - Texte & édition

Je me rappelle avoir surpris le baiser de Paul et Camille, il m’a semblé très doux. Je me suis demandé ce qu’ils étaient entrain de vivre. Mais il n’y a pas toujours de raison dans ces moments là.

La nourriture et la salade étaient parfaites, Le vin excellent et les conversations agréables. Elina, nous avait installé dans la cuisine et avait placé des petits coussins de couleurs sur chacune de nos chaises. La lumière était jaune et enveloppante, la fenêtre donnait sur un très bel arbre. Il y avait une légère brise et le parfum de la campagne était délicat. Elina était en forme et de très bonne humeur ! Son enthousiasme est toujours agréable, elle anime quelque peu notre petit groupe. Pierre avait aussi l’air en forme et semblait un peu plus sûr de lui que d’habitude. Il est venu me complimenter sur mon travail de broderie pour le dernier défilé. Cela m'a beaucoup touchée. C'est un homme sensible et attentif aux autres. Pendant le repas, j’ai aperçu Paul qui l'examinait de haut en bas avec un air consterné. Je remarquais le maintien de Paul, toujours impeccable. Bien que je le connaisse depuis longtemps, je m’étonne encore de ces manières élégantes et de ses choix vestimentaires de qualités.

Ce soir, Camille était dans les nuages. J’ai essayé de la faire parler un peu. Elle nous a raconté sa lecture du moment, celle d’un univers où la végétation prend le pas sur l’Homme et envahit les habitations. Je ne sais pas trop de quel livre il s’agissait. Elle a toujours une belle façon de décrire les choses. Je lui ai encore dit qu’elle devrait écrire, mais cela ne semble pas l’atteindre. 

Elina l’a un peu bousculé, elle a mis de la musique, puis a entrainé Camille pour une danse improvisée, dans la cuisine. Je crois, que cela a agacé Pierre, mais je ne sais pas trop pourquoi. En tout cas, il semblait concerné. Comme d’habitude, Paul ne manqua pas l’occasion d’une citation : « La danse est une frustration verticale d’un désir horizontal » ou quelque chose de cette ordre là. Cela redoubla encore plus l’attention de Pierre sur la danse.

Je me souviens de la chemise  d’Elina, d’un doux jaune qui remuait et s’agitait à côté du haut rose de Camille. Cela faisait un bel ensemble de couleur. En quelques instants, Elina avait créé une piste de danse, sur laquelle elle nous entraina joyeusement.

 

Pendant un moment, Il a plu dehors et on s’est tous regroupé autour de la fenêtre ouverte, quelques uns ont fumé et on a tous écouté le bruit de la pluie. 

 

En fin de soirée, Pierre était très saoul  et devenait très drôle, il racontait n’importe quoi. Elina et moi, on a dû le porter jusqu’à sa chambre, c’était rocambolesque. Elina est plus forte qu’elle n’en a l’air, heureusement, car je n’aurais pu le soulever comme elle l’a fait. Il a fini par s’endormir devant nous, comme un enfant, c’était mignon. En redescendant les escaliers, nous avons ri de bon coeur. 

 

La chambre n’avait pas changé, c’était toujours la même et j’ai senti une pointe de nostalgie s’installer en moi. 

ÉDITION (3 exemplaires) - Couverture
Scan des tissus imprimés / Mise en page / Impression numérique sur un papier
texturé pour renforcer l'effet tissu.
Impression sur calque
Jeu de transparence avec calques de couleurs 
Calque rose avec texte
Calque bleu - apparition de l'image 
Calque bleu foncé
Calque bleu clair
apparition de l'image
Texte sur calque - Impression au verso (apparait à l'envers)
Texte apparait à l'endroit
Calque jaune sur l'image de droite - calque rose sur celle de gauche
Zoom dans l'image

IMAGES

Sérigraphie

Impression sur tissu en trichromie

JEANNE

Sérigraphie

sur tissu

ÉLINA