Paul raconte la soirée - Texte & édition

Les chaises, de formes étranges, étaient bien façonnées, et pourtant inconfortable. L’atmosphère était douce, la lumière plutôt chaude. Les motifs du sol m’ont plu, me rappelant que plus personne n’osait cela, ni dans les maisons, ni dans les appartements. 

Au cours de mes déambulations, je découvrais dans cette maison, des décorations et des objets bien  curieux.

Jeanne était sereine bien qu’un peu différente des autres jours. Elle avait l’air pensive, son regard paraissait absorbé dans quelques pensées.

Pierre était venu à ce diner complètement débraillé. Ses habits étaient informes et son pull avait un large décousu au niveau de l’épaule.

Elina a sorti des verres à vin d’un placard qui en était remplis. Il en contenait un nombre remarquable. J’ai passé quelques instants devant, à me divertir avec les miroitements que la réverbération lumineuse provoquait.

D’ailleurs j’ai joué quelques temps avec le mien à table. Il produisait des myriades de couleurs. C’était captivant. 

Elina a de nouveau fait son numéro sur sa musique trépidante. J’affectionne peu ces mélodies qu’elle dit « sensuelles », mais le rythme était entrainant, d’autant plus que l’ambiance s’essoufflait.

Je ne suis pas sur de ce que j’ai mangé, ça ne m’a pas importé beaucoup. Il y avait de la salade, il y’a toujours de la salade. Ce n’est vraiment pas commode à manger et très insipide à mon gout. 

Plus tard dans la soirée, j’ai embrassé Camille. Ces lèvres étaient très douces et légèrement humides. Elles avaient un goût de rosée fraiche. 

Ma chambre était grande. Les draps étaient tout à fait convenable, quoique je trouve les rayures un peu démodés.  

D’étranges chaises tapissées m’ont quelque peu fasciné.

Je me souviens de ces cigarettes fumées au bords de la fenêtre. L’odeur et le son de la nature. La beauté des arbres. Et Pierre ne semblait ne pas le voir. 

Camille avait une chemise transparente laissant apparaître son grain de beauté au dessus du sein.

L’ambiance dans la cuisine était joviale, les poutres sur le plafond étaient magnifiques et la lumière contrastait avec le vieux bois.

ÉDITION (3 exemplaires)

IMAGES

Photographie numérique

JEANNE

Sérigraphie

sur tissu

ÉLINA